Les condamnés à mort célèbres du gibet de Montfaucon

Les condamnés à mort célèbres du gibet de Montfaucon, souvent des adversaires politiques de princes puissants et qui avaient connu la puissance

 

Le gibet de Montfaucon était un lieu de propagande. Bien sûr destiné au peuple et au voleur, il servait aussi à détruire les adversaires politiques des princes. Les périodes de guerre civile comptèrent de nombreux grands suppliciés

 

Enguerrand de Marigny, ministre de Philippe le Bel

Le premier condamné à mort à Montfaucon illustre fut son fondateur : Enguerrand de Marigny. Premier ministre tout puissant de Philippe le Bel, il irritait profondément le frère du roi, Charles de Valois.

Après la mort de Philippe le Bel, Charles de Valois réussit à le faire condamné à mort. On l’accusa d’avoir pillé le trésor royal et fait lever des impôts écrasants. En 1315, il fut hissé dans le gibet de Montfaucon, au dessus de tous les autres voleurs.

 

Jean de Montaigu, en plein coeur de la guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons

Anobli par Jean le Bon et favori de Charles V, Jean de Montaigu fut accusé de sortilège. Il aurait tenté d’empoisonné et volé le roi. La situation du trésor alors rendue nécessaire au souverain de mettre en gage sa vaisselle. On livra alors le prévôt de Paris à la question. La sous la torture, il reconnu les malversations mais refusa toutes les accusations de sorcellerie. Le duc de Bourgogne, Jean sans peur, le détestait particulièrement.

Ainsi, le ministre fut condamné et décapité aux Halles en octobre 1409. On le conduisit ensuite à Montfaucon.

Ce ne fut qu’en 1412, qu’on détacha ses restes pour les enterrer dans le couvent des Célestins de Marcoussis.

 

Ainsi que Pierre des Essarts 

Le successeur de Jean de Montaigu au poste de Prévôt de Paris, Pierre des Essarts connus la même fin. Ce début du XVe siècle était alors le théâtre de la guerre civile des Armagnacs et des Bourguignons. Les ducs de Bourgogne et les successeurs de Charles V se battaient à mort. Paris était alors plutôt du côté des Bourguignons. Ainsi, Pierre des Essarts fut à un moment du côté de cette partie, tout en changeant de côté lorsque l’autre camp reprenait le pouvoir.

En 1413, le duc de Bourgogne captura Pierre des Essarts devant la Bastille. Il fut alors condamné au supplice. Après avoir été mis à mort, son corps fut pendu au gibet de Montfaucon.

 

L’Amiral de Coligny lors des guerres de religion

En 1572, un grand cortège se rend devant le gibet de Montfaucon. En effet, ce jour-là, Charles IX, accompagné par sa mère, Catherine de Médicis vient se rendre devant le corps de l’amiral de Coligny. Il avait été trainé dans les rues par les forces catholiques. Après l’avoir décapité, on l’avait suspendu par les pieds.

 

Sources bibliographiques :

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