Le grand Châtelet gravé par Israël Silvestre

Le grand Châtelet gravé par Israël Silvestre : Forteresse médiévale et surpuissante qui hébergeait la police.

 

Voici un autre monstre de l’histoire parisienne représenté par Israël Silvestre, ce dessinateur du Paris du siècle de Louis XIV : le Châtelet

Découvrons son histoire et retrouvons son ambiance dans la seconde moitié du XVIIe siècle.

 

Histoire d’une forteresse

Situé en face du pont au Change, dans l’axe Nord Sud de Paris, le grand Châtelet fut d’abord le logis des comtes de Paris jusqu’à l’an mil. Puis lorsqu’un des comtes de Paris fut élu roi de France, Hugues Capet, le châtelet devint la résidence du prévôt de Paris, le représentant du roi dans la ville.

Là, on administra la police de Paris. On y rendait nombre de jugements et on y réglementait l’activité des marchands et autres artisans de la capitale.

C’est également qu’on installa la première morgue de Paris.

Le Châtelet fut fermé à la Révolution. Sa détruite fut menée en 1802. A son emplacement, on créa la place du Châtelet qui existe encore de nos jours.

 

Façade du Châtelet

Comme on peut le voir dans la gravure d’Israël Silvestre, le Châtelet avait l’aspect d’un grand château médiéval. Deux tourelles dominaient la partie centrale. Une autre plus grosse fortifiait le côté.

En son centre, la rue passait pour rejoindre la rue Saint Denis, en venant du pont au change, à partir duquel Silvestre s’était installé réaliser cette gravure.

On peut voir également que dans la partie centrale du Châtelet, des rajouts avaient été fait sur la façade dans un style plus récent que le Moyen Age.

 

Le Châtelet sous Louis XIV

Le règne de Louis XIV est marqué par une grande réforme de la police à Paris en particulier et en France en général. En effet, le système jusqu’à alors était issus de la police et la justice installées au Moyen Age, avec ses nombreuses couches et complexités. Mais du fait de l’agrandissement successif de Paris, les justices s’entrecroisaient, entre celles données par le roi par le prévôt de Paris et celles des seigneurs ecclésiastiques. Aussi, au début des années 1660, Louis XIV fait simplifier cette organisation en la confiant entièrement au prévôt.

C’est donc un Châtelet particulièrement puissant que représente Silvestre dans cette gravure.

 

Composition du dessin

Comme Silvestre le fait souvent, la partie importante est mise en avant sur un ensemble de 2/3 tiers du dessin. Ainsi, le Châtelet est largement identifiable, occupant la partie droite du dessin.

De cette manière, l’artiste donne un plus de champ à la vue de l’observateur. De ce fait, on peut voir le reste de la ville, mais aussi les collines qui dominent (notamment Montmartre), au loin.

Ainsi, il est toujours frappant de voir cette méthode de Silvestre de donner une impression d’aération dans une ville qui était pourtant très dense.

Au premier plan, de nombreux parisiens sont en grande activité. On peut notamment citer ces acheteurs discutant devant une boutique, à droite.

Enfin, au-dessus de la forteresse qui restait lugubre, un vol d’oiseaux se distingue.

 

Sources bibliographiques

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