La plaine des Sablons à la Révolution

La plaine des Sablons à la Révolution : lieu de fête et d’amusement à la place des anciens défilés militaires

 

Aujourd’hui située à Neuilly sur Seine, non loin de la porte Maillot, la plaine des Sablons fut le lieu au XVIIIe siècle de revues militaires présidée par le roi en personne.

Avec la Révolution, les temps changent, ainsi que l’usage de ce lieu encore loin des portes de Paris.

En effet, la fête remplace les défilés militaires.

 

Dans le nouveau Paris, Louis Sébastien Mercier revient sur ce lieu de fête.

 

Un lieu de bal quotidien

« Tous les jours sont des jours de fêtes, toutes les annonces vous attirent au point que le malade fait effort pour sortir de chez lui et courir au bal » Voici comment Mercier décrit la plaine des Sablons à la Révolution.

 

Le décor des lieux change alors considérablement : « Là, j’ai vu des bosquets plantés où il n’y avait naguère que du sable et pas un arbuste ; là, j’ai vu un pavillon qu’on crût bâti par un pouvoir magique, qui scintillait de la plus belle des illuminations ; encore solitaire et non moins éclairé, il attendait les amateurs de la danse ou ceux qui souhaitaient contempler de près les grâces des beautés qu’ils n’avaient vues qu’en passant. »

 

Des amateurs de toutes sortes

A la Révolution, la plaine des Sablons attirait de nombreuses personnes, de styles très différents.

Ainsi, on pouvait croiser des dames d’une grande élégance comme d’autres avec « une toilette fort peu décente. »

 

Un spectacle qui s’ouvre à la tombée du jour

Dés la fin du jour, la plaine des Sablons s’activait. « Tous les bosquets resplendissaient de lumières ; la clarté du jour est revenue, plus douce et plus touchante ; des verres diversement colorés offrent de tous côtés des topazes, des émeraudes, des saphirs d’une grosseur prodigieuse. »

 

En outre, il n’était pas rare, qu’on lança des feux d’artifices. « On lève les yeux : ce sont des fusées, des gerbes de feux, des bombes qui crèvent en millions d’étoiles, des aérostats qui enlèvent les déesses mythologiques. ».

Accompagnant ces jeux de lumières, les musiciens égayaient les lieux.

 

Ainsi, alors, la plaine des Sablons faisait vraiment partie des lieux de fêtes de Paris pendant les années de la Révolution.

 

Sources bibliographiques :

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