Le pont Alexandre III

Le pont Alexandre III, alliance dorée de deux rives pour l’Exposition Universelle de 1900 ainsi que deux pays

 

Nombreux sont les touristes qui viennent ici se prendre en photo ou admirer la Tour Eiffel scintillant dans la nuit noire. 

Nombreux sont les parisiens qui viennent ici flâner et regarder la Seine.

Ils y voient tous dorure et lumière. Mais regardons de plus près : recherchons les traces russes, la représentation d’un fleuve nourricier ainsi qu’une certaine représentation de la France…

 

Un pont construit pour l’Exposition Universelle de 1900

L’Exposition Universelle de 1900, fut la plus grande manifestation du genre qui s’est tenue à Paris alors. Annoncée en 1892, elle s’est tenue sur deux sites : 

  • Sur le Champs de Mars et le palais du Trocadéro, avec au centre la Tour Eiffel, 
  • Sur les Invalides et le Cours la Reine. 

Autant le premier lieu avait déjà un pont, celui d’Iena, il était nécessaire de construire un autre pour relier les deux rives au niveau du second lieu : le pont Alexandre III.

 

Une structure sans point d’appui intermédiaire

Construit selon les plans des ingénieurs Jean Résal et Amédée Alby entre 1887 et 1900, en acier, le pont repose sur deux fondations gigantesques de chaque côté du fleuve. Le tablier mesure 160 mètres avec une largeur de poutre de 40 mètres. 

 

Une décoration totalement indépendante de la structure et réalisée pour glorifier la France 

Ce sont les architectes Joseph Cassien et Gaston Cousin qui furent chargée de la décoration dorée du pont. Pour l’Exposition Universelle de 1900, ils choisirent des décorations dorées pour montrer d’abord une France glorieuse et éternelle

 

Glorieuse d’abord avec ces quatre renommées grandioses, dorées au dessus des quatre colonnes entourant le pont : les renommées des arts et de la culture y côtoient celles de la guerre et au combat. 

Eternelle, ensuite avec les quatre statues de la France du Moyen Age à la France moderne en passant la Renaissance et Louis XIV, qu’on peut admirer assises au pieds de colonnes. 

Un pont Alexandre III signe de plusieurs alliances

L’alliance entre deux rives

Rejoindre à pied les Invalides en venant des Champs Elysées nous semble tellement naturel aujourd’hui. Les touristes pensent être dans un endroit emblématique et ancien de Paris.

Toutefois, cet espace est dans la ville assez tardivement.  En effet, promenade de la reine, les jardins des Champs Elysées n’ont été aménagés pour être utilisés par les parisiens seulement à partir du XIXe siècle.

Et encore… les bâtiments construits au XIXe siècle dans la partie basse des Champs Elysées (entre la Concorde et le rond point de Champs Elysées) ont été progressivement détruit. En effet le Grand Palais et le Petit Palais ont remplacés en 1900 le Palais de l’Industrie, qui avait été construit pour l’Exposition Universelle de 1855.

 

Sur l’autre rive, le contexte est un peu différent. L’hôtel national des Invalides a été voulu par Louis XIV et on aménagea une esplanade au début du XVIIe siècle.

 

En 1900, pour l’Exposition universelle, on souhaita pouvoir se rendre dans les deux principaux espaces accueillant les réjouissances : l’esplanade des Invalides et les Champs Elysées. C’est pour magnifier ce lien entre ces deux rives que ce pont duré fut construit également. 

 

 

L’alliance entre la France et la Russie

Après avoir rompu avec l’Allemagne en 1890, la Russie souhaita se rapproche de la France

Cette alliance, conclue dés 1891, avait d’abord un enjeu militaire : se défendre mutuellement en cas d’attaque de l’Allemagne, l’Autriche Hongrie ou l’Italie. Elle eut aussi un enjeu économique avec l’apport de capitaux français pour aider à l’industrialisation de la Russie : les fameux emprunts russes. 

 

Pour manifester dans Paris cette nouvelle alliance, le tsar Alexandre III et le président Sadi Carnot décidèrent de participer à ériger un grand pont entre les Invalides et les Champs Elysées : le pont Alexandre III. La première pierre fut posée en 1896 par le tsar Nicolas II et le président Felix Faure. 

 

Au niveau du pont, on retrouve à différents endroits une reprise de ce thème : 

  • Avec les nymphes au milieu du pont, représentant la Néva côté amont (le fleuve traversant Saint Petersbourg) et la Seine côté aval

  • sur les bases des 28 lampadaires éclairant tout le pont et où l’on a représenté les emblèmes de la France et de la Russie, à côté de ceux de Paris. 


On peut rappeler que c’est par le jeu de ces alliances que l’Europe entra en guerre en 1914 après l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand à Sarajevo.

 

L’alliance entre la ville et le fleuve

Lorsqu’on avance sur le pont, on peut admirer les représentations des génies des eaux, les nymphes tant au niveau des statues que des lampadaires. Avec le pont Alexandre III, la Seine se retrouve au centre de l’espace dédié à l’Exposition Universelle de 1900.

Il est à rappeler que les bourgeois de Paris furent longtemps dirigés par la Hanse, compagnie des nautes de Paris, première organe d’administration civile et qui dut à son monopole sur le commerce de la Seine sa richesse et son pouvoir.

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