La porcelaine de Clignancourt

La porcelaine de Clignancourt fut fabriquée à Montmartre dans une fabrique protégée par le futur Louis XVIII.

Voici une belle anecdote comptée par Charles Sellier ! Clignancourt et sa manufacture de porcelaine. Cette histoire remonte à la fin du XVIIIe siècle, juste avant la Révolution, lorsque des princes cherchaient à trouver des mystères venus de si loin.

La fondation de la manufacture

A partir de 1771, sur l’initiative d’un certain Pierre Desruelles, une manufacture pour produire de la porcelaine s’installa sur le côté nord de la colline de Montmartre, vers Clignancourt. On compta 94 ouvriers travaillant une pate issue de la manufacture de Limoges, de la même manière qu’on le faisait alors à Sèvres.

L’initiative et la protection de Monsieur, le frère de Louis XVI

Sous la protection d’alors du comte de Provence, devenu par la suite Louis XVIII, dés l’origine, la porcelaine réalisée à Clignancourt affichait fièrement le chiffre du prince, à côté de la marque représentant un des moulins de Montmartre. C’est ainsi qu’on pouvait trouver un M, pour Monsieur, puis les lettres L, S et X entrelacés surmontés par la couronne du prince de sang.

En effet, depuis Louis XV et son patronage de la manufacture de Sèvres, il était l’usage pour les grands princes d’accompagner la production de porcelaine. Le frère du comte de Provence, le comte d’Artois disposait de la sienne dans le faubourg Saint Denis, tout près de Saint Laurent. Marie Antoinette était elle aussi la patronne d’un atelier, rue Thiroux, correspondant de nos jours à la rue de Caumartin. Une concurrence existait alors pour chercher à reconstituer la porcelaine de Chine, dont les secrets n’étaient connus qu’en Saxe.

Souvenir de cette ancienne fabrique

On peut trouver quelques vestiges de cette porcelaine au Musée de Sèvres, tout comme au Musée des Arts décoratifs. C’était souvent des copies de pièces issues de la manufacture royale de Sèvres.

En 1795, au 53 de la rue Mont Cenis, alors le 35 de la rue Saint Denis à Montmartre, l’atelier existait encore. Au cours du XIXe siècle, l’activité se perdit. La maison fut vendue et seuls les bâtiments furent conservés un temps. La fabrique correspond à la partie sur la rue. Les fourneaux et les moules étaient brisés depuis longtemps.

Sources bibliographiques :

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