La station météorologique de la Tour Saint Jacques

La station météorologique de la Tour Saint Jacques, son dernier usage pour y faire des expériences physiques.

Que faire de la Tour Saint Jacques ? Cette question revient largement au cours du XIXe siècle. En effet, un large consensus existait sur sa conservation. On arguait notamment sur sa beauté et son ancienneté. Toutefois, il fallait lui trouver un rôle.

Alors, suite au rachat de la ville de Paris de la Tour en 1836, on imaginait de nombreux usages : un phare, un château d’eau….

Ce fut finalement une station météorologique qui fut retenu.

Les expériences de Joseph Jaubert

En août 1885, un physicien parvint à emprunter la Tour Saint Jacques pour six mois. Il avait alors la volonté de conduire plusieurs expériences météorologiques. On peut imaginer qu’il se voyait lui aussi héritier de Pascal, dont on racontait qu’une expérience sur la pesanteur avait été conduit à Saint Jacques.

Seulement voila ! Joseph Jaubert tardait à rendre les clés au début de 1886. Aussi, l’administration voulut le déloger. Un groupe, le Comité du Laboratoire d’Etudes Physiques, lui demanda de donner du temps à Jaubert… Quelques mois de sursis furent donnés. Le savant put rester jusqu’à la fin de 1887.

Mais de quelles expériences s’agissait-il ?

A la tête de son laboratoire, Jaubert cherchaient à reproduire les expériences du pendule de Foucault, du baromètre à eau.

Bien sûr, les mois passaient mais les autorisations se prolongeaient. Ainsi, en 1889, on prolongea le bail jusqu’à fin 1893…

La municipalisation de la Tour Saint Jacques

En 1891, le Laboratoire de Jaubert n’avait plus suffisamment de fond pour poursuivre. Il demande alors à la Ville de Paris de lui donner une aide.

La municipalité donna alors 2 000 francs, donnant un peu de répit à l’entreprise. C’est alors qu’on fixa davantage son usage.

On précisa ainsi son programme : « Contribution au progrès des sciences en général au moyen des recherches expérimentales pour lesquelles la situation de la Tour Saint Jacques est des plus favorables. ». Outre la nécessité de tenir des conférences pour leur diffusion, la station visait à étudier la climatologie de Paris mais aussi la pollution de l’atmosphère par les fumées et poussières, ainsi que les trépidations du sol, sur l’eau de la Seine…

Cette nouvelle proposition permit alors au Laboratoire de récupérer 3 000 francs, l’année suivante en 1893.

Aussi, la mission du Laboratoire devint publique, ouvrant la voie de sa municipalisation.

En effet, un conseiller de Paris, Vaillant, proposa de monter l’aide à 8 000 francs, en l’intégrant dans le budget municipal.

Enfin, en 1895, on finalisa la municipalisation du laboratoire, en le fusionnant avec celui de l’Observatoire de Montsouris.

A partir de cette date, les journaux évoquèrent souvent les résultats et mesures effectuées dans la station météorologique de la Tour Saint Jacques.

L’activité se poursuivit ensuite, une très grande partie du XXe siècle.

La salle de la station météorologique

Situé sur tout la largeur de la tour, la salle de la station météorologique se situe au niveau du second niveau.

Cette salle est impressionnante avec une hauteur de plafond allant pratiquement jusqu’en haut de l’édifice. De ce fait, elle est très lumineuse.

Aujourd’hui encore, lorsqu’on visite la Tour Saint Jacques, on peut découvrir cette pièce restée encore dans son ambiance, avec les instruments en moins.

Sources bibliographiques :

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