Histoires de Paris

A chaque coin de rue de Paris, des histoires… souvent revues, réadaptées mais fascinantes

Histoires de quartier

Le vignoble de Montmartre au XVIIIe siècle

Le vignoble de Montmartre au XVIIIe siècle : terroir pour les guinguettes mais soumis à la pression foncière.

 

Montmartre et sa vigne, une histoire qui durait déjà depuis plusieurs siècles. Eh oui, on cultivait la vigne aux alentours de Paris, principalement sur les coteaux des collines, et notamment celles du nord de Paris. Nous vous proposons de revenir sur cette histoire.

 

Un vignoble qui alimentaire des joyeuses guinguettes !

Commençons ce rapide point de situation avec la Revue de viticulture du 21 décembre 1933

« Le vignoble de Montmartre était au XVIIIe siècle le plus célèbre des environs de Paris ; sous Louis XV, les guinguettes de la Butte recevaient la visite de joyeux amateurs du vin produit sur les pentes ; on buvait et l’on dansait sous les tonnelles, ou dans les cabarets du « Cadran bleu », du « Coq hardy », du « Grand vainqueur ». Puis le cru célèbre de Montmartre déclina… »

 

Un déclin déjà amorcé en ce siècle

Pour poursuivre, continuons avec la revue de Viticulture, mais le numéro paru le 1er avril 1947.

« Mais Paris déborde de ses remparts, s’étend de plus en plus. Les nouvelles constructions prennent la place des vignes, qui sont obligées de se réfugier sur les coteaux. Le pouvoir royal s’en mêle. Louis XV, en 1731, interdit la plantation de nouvelles vignes et entend que les surfaces ainsi abandonnées soient réservées à la culture de vigne. »

Il n’avait pas l’air bien amateur du vin de Montmartre Louis XV ! Les guinguettes de Montmartre n’étaient donc pas Versailles.

 

 

L’étendue du vignoble au XVIIIe siècle

Sur la base de plans établis alors, Charles Sellier dans ses Curiosités du Vieux Montmartre pu établir quelques limites pour ce vignoble.

« Ainsi le plan de Roussel de 1730 et celui de JB Jaillot de 1775 figurent en vignes au pied du revers septentrional de la butte, au lieu-dit Les Cloys, une étendue de territoire assez importante, bordant la droite du chemin des Bœufs (rue Marcadet), depuis le chemin de Saint-Denis (rue du Mont Cenis), jusqu’au petit enclos habité de la Hutte au garde, vis-à-vis l’extrémité du Chemin des Grandes Carrières ; tandis que sur la gauche du même chemin des Bœufs les vignes qui y sont indiquées paraissent beaucoup moins considérables et plus clairsemées. »

Sur la face sud de la butte Montmartre, on distinguait le haut côteau, correspondant à la place Saint Pierre. La vigne s’y étendait sur 1 arpent et 46 perches. En-dessous, il y avait le bas côteau, pour 1 arpents et 10 perches. En dessous de la rue Tardieu, on trouvait la vigne de la Rochefoucauld sur 1 arpent 37 perches.

 

Sources bibliographiques :

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