Vue de l’église et cimetière des Saints Innocents par Israël Silvestre

Vue de l’église et cimetière des Saints Innocents par Israël Silvestre : lieu de vie important au XVIe siècle

 

Véritable lieu de vie pour s’occuper des morts, le cimetière des Innocents était essentiel pour une quantité impressionnante de générations de parisiens. A proximité des Halles, ce lieu raconte une histoire millénaire pour Paris.

Comme on peut le voir dans le dessin d’Israël Silvestre, le cimetière des Innocents représentait un espace d’ouverture, dans ce Paris si dense.

 

Histoire du cimetière des Innocents

Cette histoire remonte à loin. En effet, des archives racontent que les parisiens enterraient leurs morts, à proximité de la route menant à Saint Denis au début de la ville. On y avait même installé une chapelle qui fut détruite par les invasions normandes de la fin du Ixe siècle.

A la fin du XIIe siècle, le cimetière se retrouve à l’intérieur de la ville de Paris. En effet, il est à l’intérieur de l’enceinte créée par Philippe Auguste. A ce même moment, le roi fait installer à proximité un nouveau marché : les Halles.

Véritable lieu de vie, de nombreux marchands s’y installaient chaque jour dans le cimetière. Des prêcheurs y venaient pour parler à la foule.

Il fallut attendre les années 1780 pour qu’on décide de fermer le cimetière. Il faut dire que 1 000 ans d’inhumations dans ce lieu commençaient à poser des problèmes d’hygiène et de sécurité pour les maisons aux alentours.

 

L’église des Saints Innocents

Comme nous l’avons indiqué plus haut, il y avait déjà au IXe siècle une chapelle dédiée aux Saints Innocents, ces pauvres enfants qui avaient eu le malheur de naître les jours autour de celle de Jésus Christ. En effet, Hérode avait décidé alors de les faire tous tuer, de peur de se faire renverser.

Cette église servait pour l’accueil des corps avant qu’ils ne soient enterrés dans le cimetière. Elle fut élevée également au rang de paroisse au moment du règne de Philippe Auguste.

L’église fut détruite en 1786, au même moment de la fermeture du cimetière.

 

Composition du dessin

Dans ce dessin, ce qui importe bien sûr, c’est la large vue du cimetière. Il semble bien grand dans cette composition. Bien que c’était un cimetière, on ne voyait pas de tombe. Normal, on enterrait les morts dans des fosses qu’on remplissait au fur à et à mesure. Lorsqu’on creusait de nouvelles fosses, on déplaçait les ossements, qu’on allait empiler dans les charniers autour. On peut voir avec détail ces derniers sur la partie droite de l’œuvre (en forme d’arcades)

Ainsi, dans le dessin, on peut voir avec clarté les différents enterrements qui y étaient réalisés.

Au centre se dresse l’église des Saints Innocents avec son portail donnant sur le cimetière.

Juste devant l’église, légèrement à droite, on peut voir la tour Notre Dame du Bois. Un peu plus sur la droite, on trouve la statue de la mort.

Derrière le cimetière, la ville reprend ses droits avec sa forte densité.

 

Sources bibliographiques

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