L’éclairage des rues de Paris au XVIIIe siècle

L’éclairage des rues de Paris au XVIIIe siècle : davantage de lanternes, disséminées partout dans la ville !

 

Le premier réseau de lanternes allumées toutes les nuits d’hiver avait été installé sous Louis XIV. Au cours du siècle qui suivit, on prit un grand soin de le compléter, de l’enrichir tout en profitant des innovations qui marquaient cette époque.

Mais ne nous y trompons pas, le dispositif n’était pas parfait et beaucoup avançait dans les rues de Paris éclairés également par leurs torches.

 

Elargissement du dispositif des lanternes parisiennes

En 1725, le dispositif des lanternes fut approfondi. Bien qu’étant particulièrement performant depuis son installation en 1667, on le densifia et le compléta dans les rues qui avaient été oubliées.

Ainsi, alors qu’on comptait sous le règne de Louis XIV, 2 700 lanternes, leur nombre progressa pour atteindre 5 700. En effet, le dispositif des lanternes faisait la fierté du lieutenant de police, René Hérault.

En 1757, son successeur, Bertin de Besle-Isle poursuivit son œuvre, équipant le quartier du Gros Caillou, alors à l’extérieur de la ville de Paris.

Il fallut toutefois attendre 1769 pour les lanternes n’atteignent toutefois la promenade des grands boulevards. En effet, du fait des fêtes régulières qui y étaient donnés, il n’avait pas été jugé nécessaire de les éclairer.

 

Les rabicaux réverbères

En 1770, à l’occasion des festivités du mariage du dauphin, le futur Louis XVI, avec Marie Antoinette d’Autriche, on installa dans l’allée centrale du boulevard les rabicaux réverbères. Installés non au milieu, mais à l’extrémité de l’allée dans une sorte de zig-zag, ils produisaient qu’une faible lumière.

Ils devaient leur nom à M. Rabiqueau.

Bien que peu efficace, ils marquent la volonté de renforcer l’éclairage en le prévoyant pour toute l’année. Rappelons-nous que sous Louis XIV, seules les nuits d’hiver faisaient l’objet de ces efforts.

 

L’alimentation des réverbères

A cette époque, les lumières étaient alimentées à l’aide d’une huile fabriquée à partir de tripe dans l’île des Cygnes. Chaque soir, les lanterniers baissaient les lumières, les rechargeaient d’huile, les rallumait et les remontaient.

Pour avoir une lumière totalement claire, il était toutefois encore nécessaire de se promener dans la rue avec sa lanterne portative

 

Sources bibliographiques :

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