Les ballets en 1600

Les ballets en 1600 à Paris : danses de cour qui se structurèrent pour de véritables pièces lors du Carnaval.

 

Quelle différence entre un ballet et l’Opéra ? Question pas si simple pour le début du XVIIe siècle. En effet, comme le signale Germain Bapst dans son essai sur l’histoire du théâtre, à la Renaissance, sous l’impulsion de Catherine de Médicis, le ballet était une danse sur une scène décorée, dans une action avec des dialogues chantés.  Difficile donc de faire la différence avec l’Opéra.

 

Ensuite autour de 1600, quand on parlait des ballets, on pensait aux danses des bals de cour.

 

Des danses qui se complexifient sous Henri IV pour devenir de véritables moments fort du Carnaval

Avant Henri IV, les danses de la cour se donnaient dans des salles de bal, sans mise en scène. Mais progressivement sous le règne du premier roi Bourbon, les pièces devenaient de plus en plus construites. On les faisait sur des estrades, avec des costumes.

Pour  se faire, on organisa le spectacle en scènes. Des livrets étaient distribués aux spectateurs, pour expliquer le sujet et les différentes entrées.

Ainsi, ces premiers amusements se transformèrent profondément. C’était surtout lors du Carnaval, que la mise en scène était encore plus marquée. En effet, à cette époque, on réservait le Petit Bourbon pour  les réaliser, en présence d’un public dépassant la cour.

 

Un public tellement important que cela entraîna un scandale royal

En 1614, on donna au Petit Bourbon un ballet évoquant les Argonautes. La salle était pleine à  craquer.

La reine Marie de Médicis voulut s’y rendre avec son fils, le jeune Louis XIII. Toutefois, elle ne parvint pas à avancer. Aussi, elle décida de retourner au Louvre pour faire coucher le jeune roi.

Il fallut que la salle se rende compte de l’absence du roi pour que certains acceptent de partir. On alla chercher le roi et sa mère pour qu’ils se rhabillent et puissent assister au ballet.

 

Des ballets grotesques

A partir de 1607, on joua chaque année un ballet. C’était de véritables œuvres de théâtre, avec des entrées bouffonnes et des costumes bizarres.

Parmi les noms des ballets, on retrouve : les grimaceurs, les barbiers, les princes habillés de plume, les lavandières, les moulins à vent, les femmes sans tête, les souffleurs d’alchimie, les chercheurs de midi à quatorze heures, les andouilles portées en guise de momons, Maître Galimatias.

 

Sources bibliographiques :

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