Les distillateurs

Les distillateurs, apparus au XVIIe siècle et qui pendant leurs 150 ans d’existence firent face aux épiciers puis à l’Etat.

 

La naissance de la profession des distillateurs au XVIe siècle

Pendant longtemps, deux professions se partageaient la production d’eau de vie :

  • les vinaigriers
  • les épiciers.

Toutefois, une nouvelle corporation qui se forma au XVIe siècle, obtint l’autorisation d’en produire en 1624… sans pour autant obtenir le monopôle.

Les statuts furent publiés en 1624 et le métier devint juré en 1637.

Toutefois, cette création réglementaire ne se fit pas sans mal. En effet, les autorités de l’Hôtel des Monnaies surveillaient la production d’acide dont elle redoutait qu’elle ne puisse altérer les monnaies. Aussi, en 1639, elles obtinrent du Parlement l’autorisation de contrôler les distillateurs.

 

Les distillateurs, face à la menace des limonadiers, avant de fusionner avec eux

En outre, les limonadiers firent enregistrer leurs statuts en 1676. A eux également, on leur donna autorisation de distiller, fabriquer et vendre des vins de liqueurs mais aussi, cafés, thés, chocolats. Dés leur constitution, les limonadiers comptaient jusqu’à 250 membres.

Seulement, quelques semaines plus tard, on rapprocha les deux corporations.

 

Le combat entre les distillateurs et les autorités royales au début du XVIIIe siècle

Les distillateurs limonadiers furent très lourdement touchés par les taxes du XVIIIe siècle.

Outre l’union des offices des jurés que la plupart des corporations de Paris eut à subir, un traitement particulier fut accordé aux distillateurs :

  • Des offices d’essayeurs d’eau de vie furent constituées, chargés de la surveillance fiscale de ces boissons alcoolisées
  • Les maîtrises furent supprimées en 1704 et remplacées par 150 privilèges héréditaires : la communauté dut s’acquitter de 200 000 livres pour retrouver son activité en 1705.
  • Comme les distillateurs se plaignirent des actions menées par les épiciers pendant leurs difficultés, ils menacèrent de ne pas payer. La réaction des autorités fut cinglante : 500 privilèges furent accordés et les anciennes maîtrises furent à nouveau dissoutes.

Ce ne sera qu’en 1713 que la corporation pu retrouver ses droits mais après une période de très forte incertitude.

 

Enfin, en 1776, on fusionna les distillateurs avec les vinaigriers.

 

Sources bibliographiques :

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