Les pêcheurs

Les pêcheurs parisiens, petite corporation autorisée à exploiter la Seine et la Marne, dans le domaine royal mais sans en tirer une véritable richesse

 

poissonnier d'eau douce
Poissonnier d’eau douce – Dessin de M. Poisson 1774. Crédit BNF

A l’origine, un droit donné par le roi à un chevalier : Guérin du Bois

Au XIIIe siècle, le roi Philippe Auguste avait en effet donné comme privilège à Guerin du Bois le droit de pêche de l’île Notre Dame (future Ile Saint Louis) sur la Seine et la Marne jusqu’à Saint Maur des Fossés et Villeneuve Saint Georges

Le chevalier commencer à exploiter ses droits et organisa une communauté qui devint ensuite les pêcheurs. 

Reconnus ensuite par les autorités, ils furent vite appelés pêcheurs à verges pour les distinguer des poissonniers d’eau douce, aussi appelés pêcheurs à engins.

 

Malgré le retour du fief à la couronne, les pêcheurs sont confirmés

Tout d’abord dés le retour du fief dans le giron royal, l’administration des Eaux et Forêts cherchent à contrôler ces pêcheurs en tentant de définir leurs pratiques et de leurs soumettre des amendes. 

Toutefois en 1358, les pêcheurs voient leurs usages confirmés.  Ensuite, en 1380, ils assirent leur monopôle en faisant interdire la revente de poisson par les regrattiers et les poulaillers. 

Ils avaient installés leurs étaux près de la Grande Boucherie.

 

La réforme de la profession au XVIe siècle

En 1515, les règlements sont revus.

La séparation avec les poissonniers d’eau douce fut réaffirmée. En effet, il était interdit aux pêcheurs de s’associer ni même de vendre tout ou partie de leur prise à ces derniers. 

La pêche était bien évidemment interdite les jours de fêtes. Après Pâques, les agents des Eaux et Forêts attribuaient les places le long de la rivière.

La maîtrise s’élevait à 4 livres. Deux commis étaient élus pour être les dépositaires des biens et des papiers de la corporation. 

On réaffirme le rôle de la confrérie dédiée à Saint Louis. Chaque maître devait se rendre à la messe le dimanche, distribuer la communion mais aussi s’acquitter d’une cotisation annuelle de 2 sous. Lors de la mort d’un confrère, tous donnaient 8 sous.  

 

Enfin, contrairement aux poissonniers d’eau douce, les pêcheurs ne furent pas touchés par les créations d’office. Leur activité n’était pas assez rentables pour cela.

 

Sources bibliographiques : 

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