Les tonneliers

Les tonneliers, une profession puissante, séparée des charpentiers, fut au cœur du commerce du vin parisien.

 

Au XIIIe siècle, les tonneliers figurent parmi les membres des charpentiers

On retrouve trace des tonneliers dans les statuts des charpentiers rédigés par Foulques du Temple, leur grand maître. 

 

Une séparation dans une corporation dédiée au XVe siècle

C’est tout d’abord en 1398 que les tonneliers commencent à être séparés des charpentiers sous la volonté de Charles VI. Cet acte fut ensuite confirmé en 1467. 

Il est décidé alors que le métier fut contrôlé par 4 jurés. Pour devenir maître, il était nécessaire de présenter son chef d’oeuvre aux jurés après s’être acquitté du droit de 40 sous (versé pour moitié au roi et pour le reste aux jurés et à la confrérie). 

Les tonneliers autorisaient l’emploi de compagnons étrangers à Paris. 

Pour réaliser un tonneau, il était nécessaire de fendre l’osier en quatre, dans une boite appelée le moule. Le bois ne devait faire apparaître aucun défaut comme un noeud, un trou de ver. Suivant la qualité du tonneau, il se vendait de 16 deniers à 4 livres. 

Les tonneliers se rendaient Place Maubert pour acheter l’osier et au Grand Pont les jours de fête. 

 

Au XVe siècle, les tonneliers obtiennent le droit de vendre du vin aux tavernes

En 1467, les tonneliers forment une bannière des milices parisiennes. On décide alors de fixer la durée de l’apprentissage à 5 ans. 

Dorénavant, les valets étrangers doivent s’acquitter de 4 sous pour pouvoir commencer à travailler en ville. 

A ce moment là, les tonneliers furent alors autorisés de vendre du vin dans les tavernes qu’ils pouvaient acheter chez des particuliers comme des marchands de vins. 

 

Au XVIIe siècle, les tonneliers se placent définitivement dans le commerce du vin parisien

Après un siècle de revendication des tonneliers, la corporation intègre les déchargeurs de vins.  

En effet, leurs activités ne se limitaient plus à la production de tonneau mais aussi au transport de barriques pleines. Ils pouvaient intervenir sur les bateaux dans les ports à condition de porter un tablier reconnaissable et de ne faire aucune association avec les marchands. 

 

Au XVIIIe siècle, la profession est touchée par la création d’offices

En 1745, il fut nécessaire de s’acquitter de 250 livres pour devenir maître et de 15 000 livres pour être jurés. 

A cette époque, la corporation qui était composée de 200 maîtres, accueilli le métiers des boisseliers.

En 1776, le droit à la maîtrise fut augmentée pour atteindre les 300 livres.

 

Sources bibliographiques :

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