Les regards disparus de Belleville

Les regards disparus de Belleville, souvenir des installations surveillant les galeries souterraines des eaux.

 

A Belleville, pendant de nombreux siècles, on collecta l’eau de pluie au niveau de la couche géologique imperméable. Avec un système de pierrée et de galeries, on récupérait ces eaux souterraines. Les regards étaient des installations en pierre permettant d’aller contrôler les installations.

Un peu plus en aval du regard de la Lanterne, il existait une autre installation, au niveau du 205 de la rue de Belleville : le regard Beaufils. Il fut détruit.

 

Le regard des grandes rigoles

La rue des rigoles rappelle l’existence du regard de la grande rigole. Cet espace permettait de contrôler un affluent du grand aqueduc de Belleville, qui conduisait à la ville.

Ici en 1876, on estima que la pierrée débitait 10 mètres cubes d’eau par journée.

 

Le regard des Cascades

Cet affluent continuait sa route, suivant la rue Levert.

Au croisement avec la rue des Cascades, dans l’actuelle place Henri Krasucki, on avait édifié le regard des Cascades. Il permettait de surveiller la galerie souterraine. C’était un petit bâtiment étroit et arrondi, avec un toit pointu. Avec quelques marches, on pouvait rejoindre le passage de l’eau. A la fin du XIXe siècle, il était détruit. On avait alors remplacé l’accès par une grille ressemblant à celle des égouts.

A cet endroit, l’eau descendait le niveau au travers d’une cascade de 9 mètres de longueur, donnant son nom au regard et à la rue.

 

Les eaux poursuivaient ensuite sous la rue de la Mare. C’était là, qu’elles se rejoignaient avec les anciennes installations de Saint Martin.

 

Des traces qu’on retrouve dans le nom des rues

Place des grandes rigoles, rue des rigoles, rue des cascades… Finalement, ces regards n’existent plus. Leur nom existe encore et permettent de se souvenir de leur édification au Moyen Age.

 

Un approvisionnement en eau disparu

Les eaux de Belleville font maintenant totalement partie de l’histoire. En effet, étant de mauvaise qualité, on ne les utilise plus aujourd’hui. Toutefois, elle rappelle une époque médiévale où on préférait l’eau de source à celle de la Seine.
Cette situation était bien différente au grand siècle et au XVIIIe siècle. Les parisiens de ce temps s’étonnèrent même qu’on se donnait tant d’effort pour aller la chercher, alors que l’eau de Seine était bien meilleure.

Enfin, le sort fut totalement scellé avec l’arrivée des eaux de l’Ourcq au début du XIXe siècle, suite à la construction des canaux parisiens.

 

Sources bibliographiques :

%d blogueurs aiment cette page :

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies, servant à mesurer l'audience de notre site, vous offrir des contenus personnalisés et des publicités adaptées. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer