Le regard Saint Louis

Le regard Saint Louis ou la chambre du chirurgien, pour accéder à la source des eaux de l’Hôpital Saint Louis

 

Situé non loin du regard de la Lanterne, le regard Saint Louis servait lui aussi à contrôler les galeries de collecte des eaux de Belleville.

Cependant, il était situé en amont d’un autre réseau. En effet, le regard de la Lanterne visait à évaluer le captage du grand aqueduc de Belleville. Le regard Saint Louis permettait lui de surveiller les eaux collectées et transportées à l’Hôpital Saint Louis, via un aqueduc du même nom. De ce fait, il fut aussi appelé la chambre du chirurgien.

 

Un regard sous les immeubles

Contrairement à d’autres regards, petits édifices maçonné qu’on peut croiser au détour d’une rue à Belleville, le regard Saint Louis se situe sous des immeubles.

Plus précisément, il est localisé au niveau des 165 et 167 de la rue de Belleville.

 

L’aqueduc Saint Louis, un ouvrage plus récent

Entre les collines et le canal Saint Martin, l’hôpital Saint Louis existe depuis le XVIIe siècle. Cette institution fut dans ses premiers temps principalement ouverte lors des épidémies. Voulu par Henri IV, les bâtiments s’inscrivaient dans le style architectural de l’époque.

 

Aux débuts, ce n’était qu’un fin filet d’eau qui arriva à l’Hôpital, prélevé à partir de la fontaine des Récollets. Cette quantité n’étant pas suffisante, l’architecte ordonna la construction d’une nouvelle installation à partir de Belleville.

On acheta alors aux Célestins une partie de la source à proximité du regard de la Lanterne. Ainsi naquit le regard Saint Louis. Les conduites passaient le long de la rue de Belleville, puis la rue Rebeval pour aller jusqu’à l’Hôpital.

 

Après l’incendie de l’Hôtel Dieu en 1772, l’Hôpital Saint Louis eut une activité en forte hausse. Pour cela, on dévia une bonne partie des eaux de Belleville pour alimenter le réservoir situé à proximité.

 

Fin de l’usage des eaux de Belleville à Saint Louis

Après la construction du canal Saint Martin, on échange en 1832 les eaux de Belleville avec celle venue de l’Ourcq, plus proche et en plus grande quantité.

En 1836, les Hospices vendirent l’installation et le regard Saint Louis à la commune de Belleville

 

Sources bibliographiques :

%d blogueurs aiment cette page :

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies, servant à mesurer l'audience de notre site, vous offrir des contenus personnalisés et des publicités adaptées. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer