Les tabletiers

Les tabletiers, les peigniers, les lanterniers : des ouvriers regroupés, depuis le Moyen Age, face aux fèvres

 

Face à la concurrence des fèvres, des petits ouvriers spécialistes se regroupent au Moyen Age

Tablettiers, peigniers, déciers… des ouvriers définis dés l’origine par leurs produits. Toutefois, ils devaient affronter d’autres professions puissantes qui avaient basés leur monopôle sur le travail de matières premières : l’or, le fer, l’archal. 

 

Aussi, pour se défendre, il convient de se regrouper. C’est le cas de ces ouvriers. 

En 1324, ce sont les peigniers et les lanterniers qui se regroupent dans les mêmes statuts. En 1485, on retrouve alors les peigniers à côté des tabletiers. En 1507, les peigniers, les tablettiers, les tourneurs et les tailleurs d’image s’organisent ensemble. 

Bien sûr, pouvant travailler l’or et l’argent, ils doivent prêter serment devant la cour des Monnaies comme leurs concurrents mais ils sont dorénavant plus fort ensemble. 

 

Etre présent dans une même profession ne signifie qu’on perd ses spécificités : les lanterniers produisent les lanternes, les peigniers, les peignes, les tabletiers, les tablettes et les tabliers fabriquent les jeux d’échec, de dames…

 

Les tabletiers, les peigniers, des tabliers… qui utilisaient de nombreuses matières premières pour leurs productions

Ces ouvriers savaient travailler de nombreuses matières  : l’ivoire, le bois (buis, noyer, merisier… tout comme l’olivier venant du Sud et même l’ébène, le brésil), l’os, l’or…

Suivant la qualité et la valeur de la matière utilisée, le travail devait bien prendre en compte leurs spécificités pour respecter les statuts de la corporation : En effet, on ne pouvait pas imiter les peignes en ivoire avec ceux en os par exemple.

 

 

 

L’organisation d’une profession classique

Au XVe siècle, l’accès à la maîtrise est fixée à 24 sous, somme qui doublera le siècle suivant. 3 ans d’apprentissage sont nécessaire avant de présenter son chef d’oeuvre, sésame pour postuler à la maîtrise. 

Ici également, les maîtres se devaient de respecter la marque qu’ils avaient préalablement déposés au Châtelet. 

 

Cette profession avait choisi Saint Hildebert évêque de Meaux comme patron de sa confrérie qu’elle basa à Sainte Croix de la Cité

 

Au début du XVIIIe siècle, la corporation dut vendre son argenterie pour faire face aux taxes royales : 4 800 livres pour l’obtention des unions des offices de jurés, 4 400 livres pour celles des trésoriers.

 

En 1776, lors de la réforme générale des métiers de Paris, la profession fut réunie avec celle des luthiers et éventaillistes. 

 

Sources bibliographiques : 

 

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