La volte

La volte était une danse populaire au XVIe siècle, dans laquelle les hommes soulevaient en hauteur les femmes

Dans son essai sur les origines de l’Opéra, Ludovic Celler revient en 1868 sur les danses du XVIe siècle à la cour des derniers Valois.

Parmi les trois grandes danses à la mode figurait la volte.

La danse préférée des jeunes courtisans du XVIe siècle

C’est, à lire Ludovic Celler, une variation de la danse gaillarde. Elle portait le nom d’un mouvement d’équitation qu’elle moquait en quelque sorte.

Les jeunes danseurs appréciaient tout particulièrement la volte. Tout d’abord, elle permettait aux dames de montrer librement leurs jambes. De leur côté, les bons danseurs pouvaient enlever les femmes à bras tendus. Ainsi, chacun s’y retrouvait : les hommes prouvaient leur force et les femmes leurs beauté. Essentiel pour la noblesse du XVIe siècle !

Mouvements de la danse

La mesure de la volte était ternaire mais avec un rythme par temps binaire. Ainsi, le pas se composait de la manière suivante : deux pas, un saut majeur, pieds joints, pause.

Rentrons un peu plus précisément dans la série des mouvements. Le danseur faisait d’abord face aux assistants.

Lors du premier mouvement, on sautait sur le pied gauche, en tournant de sorte à présenter l’épaule gauche. Ensuite, on sautait sur le pied droit, tournant le dos. Le 3e mouvement consistait à sauter à pieds joints et montrer l’épaule droite.

En recommençant cette manœuvre, le danseur arrivait à présenter le dos. Ainsi, avec quatre mouvements, le danseur avait tourné deux fois sur lui-même.

Comme les hommes étaient au centre, les femmes avaient plus de chemin à faire.

Une danse physique, lorsque le cavalier soulève sa cavalière dans un mouvement tournant

Au départ, le couple de danseurs faisait cinq pas à droite, cinq pas à gauche pour se saluer. La dame était toujours du côté droit de l’homme. Puis le cavalier passait de manière galante de l’autre côté.

Le cavalier jetait son bras gauche autour de la taille de la dame en serrant de manière ferme, afin de faire porter son poids sur la cuisse. Il plaçait ensuite sa main droite au bas du torse de la dame. De son côté, la danseuse jetait son bras droit autour du cou de son cavalier. Elle pouvait ensuite, lorsqu’elle était soulevée de bloquer ou non sa jupe en l’air avec sa main gauche.

De cette manière, les couples répétaient les voltes plusieurs fois. Ils pouvaient également choisir de les faire d’un côté ou d’un autre.

Ici encore cela s’effectuait selon une série de mouvements : Dans le premier temps, l’homme tournait autour de la danseuse. Ensuite, il la serrait et passait sa main sous son busc. Puis, ils tournaient en accomplissant un tour et demi.

Danse d’apparat

On raconte que comme la volte permettait de montrer ses jambes, certaines femmes les paraient de petits caleçons de toile d’or et d’argent. Tout un art était alors déployé pour que cela n’apparaisse par trop en artifice.

Ainsi, ces danses rentraient totalement dans les jeux de séduction qu’il pouvait y avoir à la cour.

Sources bibliographiques :

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