Vue de l’Hôtel de Soissons par Israël Silvestre

Vue de l’Hôtel de Soissons par Israël Silvestre : quand un vaste jardin s’ouvre au plein cœur de la ville …

Dessinateur officiel de Louis XIV, Israël Silvestre par la diversité de ses dessins, nous offre une vitrine sur le Paris du Grand Siècle. Grâce aux ses croquis, les transformations du Paris d’alors se dévoilent, tout comme les monuments importants d’alors. C’est le cas de l’Hôtel de Soissons que nous partageons ici

Le palais de Catherine de Médicis.

Après la mort accidentelle de son époux Henri II à l’occasion de joutes en plein Paris, Catherine de Médicis quitte l’Hôtel des Tournelles. C’est l’occasion pour la reine mère de se faire construire ensuite plusieurs palaces. L’Hôtel de Soissons en fait partie.

Selon une histoire, elle aurait voulu quitter son palais des Tuileries, car on lui aurait prédit qu’elle mourrait à proximité d’un Saint Germain. Elle aurait voulu fuir l’église, dédiée à un saint de ce nom, située non loin.

En tout état de cause, elle achète en 1573, l’Hôtel d’Albert à proximité des Halles. C’est l’occasion de nombreux aménagements impliquant le départ forcé de plusieurs occupants à proximité, comme le couvent des filles repenties. Comme pour ses autres résidences, Catherine de Médicis fit soigner le jardin que l’on peut voir sur le dessin de Silvestre

Un drôle d’hôtel au XVIIe siècle

Après la mort de Catherine de Médicis, l’Hôtel de Soissons connut plusieurs propriétaires et diverses destinations.

Plusieurs locataires se relayèrent dans les anciens appartements royaux. Certains le transformèrent même en casino et lieu de jeu.

L’organisation du dessin mettant en avant le jardin

Ce qui frappe dans ce dessin de Silvestre, c’est ce grand espace vert dans un Paris qui en comptait peu, en son centre. Le dessinateur s’attarde sur ce grand arbre au premier plan, tout comme sur ceux sur les côtés.

Ensuite, on peut observer que l’hôtel est bien protégé par une grande protection de bâtiment. Ainsi, il est possible de trouver de la sécurité dés la cour intérieure, protection bien sûr vis-à-vis des passants mais aussi du risque de crue de la Seine.

En tout état de cause, peu de personnes semblent profiter du calme des lieux, en dehors de ces quelques promeneurs dans la rue. L’intérieur du jardin est bien désert.

Sources bibliographiques :

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