Vue du pont Saint Michel par Israël Silvestre

Vue du pont Saint Michel par Israël Silvestre : vision au nord de l’Île de la Cité entre Palais et Notre Dame

 

Suivre les dessins d’Israël Silvestre, c’est une balade dans le Paris de la seconde moitié du XVIIe siècle, au temps de Louis XIV.

Nous vous proposons de nous arrêter ici, sur les bords de la Seine, en regardant l’île de la Cité, le Palais et le pont Saint-Michel. Découverte d’un paysage urbain familier mais aussi disparu.

 

Regard rapide sur la composition du dessin

Silvestre aime représenter la ville, à travers des vues précises, mais aussi des plus grandes perspectives plus larges. C’est le cas ici, avec ce dessin du pont Saint-Michel, qui pourrait aussi s’appeler vue de la Cité depuis le quai des Grands Augustins.

Balayons la vue à partir de la gauche. Le petit fragment de bâtiment, c’est la Sainte Chapelle, écrin réalisé pour héberger les reliques de la Passion, se distinguant clairement alors. On voit ensuite le vestige du vieux Palais, avec la vieille tour Saint-Michel, non loin de l’ancienne chapelle.

Au-dessus des maisons, s’élève Notre Dame. Notons que Silvestre a choisi de se placer dans son axe, représentant la flèche au centre des deux tours.

Enfin, on voit le pont Saint-Michel, avec ses trois piles et ses nombreuses maisons.

 

Le pont Saint-Michel

On traverse la Seine par ce tracé depuis bien longtemps. En effet, c’était en effet le second axe tracé dans le sens Nord Sud de Paris, après celui occupé par le petit pont actuel. Le premier pont avait été décidé par le Parlement de Paris au XIVe siècle, en vue de le rejoindre plus simplement.

Le pont Saint-Michel que représente Silvestre datait de 1616. Il remplaçait alors une version en bois, construit à la hâte et en temps difficile en 1547. Ainsi, avec le temps des Bourbons et le retour à la pierre, c’était une nouvelle prospérité pour Paris qui se matérialisait ainsi.

Comme c’était la coutume depuis bien longtemps, on recouvrit le pont, de maisons. On peut ainsi remarque 8 pignons du côté aval, soigneusement doublé de l’autre côté. Ainsi, les passants le traversant ne pouvaient pas profiter de la vue sur la Seine. Seuls les habitants pouvaient en jouir, un plaisir bien risqué car à tout moment, un bateau pouvait s’encastrer dans une pile… La crue de la Seine était aussi un véritable danger.

 

Une activité portuaire intense

Au niveau de la Seine, l’activité portuaire est forte, avec de nombreux bateaux amarrés. On pouvait monter avec les marchandises ensuite, profitant de la grande rampe. On pouvait la doubler en utilisant l’escalier.

Ainsi, Silvestre représenta un milieu totalement urbanisé, aménagé pour laisser passer la Seine et récupérer les marchandises.

Le bâtiment central est intéressant par ses grandes arches, lui servant autant de fondations que de retenue pour les berges en-dessous.

 

Les personnages

Dans ce dessin, ce sont les bateleurs et les travailleurs de la Seine qui sont à l’honneur. Les premiers conduisaient leurs bateaux vers leur lieu de destination, tout en devant faire bien attention à la forte circulation, les piles des ponts si vite rejointes, les courants…

Sur les berges, c’est au tour des forts de rentrer en Seine. Prenant à dos d’homme les marchandises, ils devaient rejoindre les hauteurs où elles étaient dispersées, comme avalée par la grande ville.

 

Sources bibliographiques :

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