Vue de la Sainte Chapelle et de la Chambre des Comptes de Paris par Israël Silvestre

Vue de la Sainte Chapelle et de la Chambre des Comptes de Paris par Israël Silvestre : au centre du Palais !

 

Avec ce dessin d’Israël Silvestre, réalisé dans la seconde moitié du XVIIe siècle, nous nous situons à l’intérieur de la cour du Palais de la Cité. A cette époque et depuis longtemps, le Palais avait été déserté par les rois de France, lui ayant préféré les hôtels Saint Pol et des Tournelles, puis le Louvre… A la place, siégeait le Parlement de Paris, instance judiciaire essentielle de la ville. C’était là aussi que les édits royaux devaient être enregistrés pour rentrer en application. C’est donc un lieu essentiel du pouvoir de l’ancien régime.

 

La Sainte Chapelle

Même si, on la trouvait mise en avant dans le nom du croquis, la Sainte Chapelle occupe une place pouvant sembler d’ordre secondaire dans le dessin. Placée à la droite de la composition, on peut voir ses grandes élévations et ses grandes fenêtres donnant une impression flamboyante à l’intérieure.

Voulue par Louis IX pour abriter les reliques de la Passion qu’il avait achetées, la Sainte Chapelle était vue comme un véritable écrin. Pour y accéder, il était nécessaire de monter plusieurs marches, à l’extérieur. Avec cet escalier, aujourd’hui disparu, on accède à la Sainte Chapelle par des marches à l’intérieur, en venant de la chapelle basse ou par un couloir venu du palais de Justice.

Dans son dessin, Silvestre prend une grande peine à représenter la structure des fenêtres dans lesquels on peut imaginer les magnifiques vitraux.

 

La Chambre des comptes

Voici finalement la grande attraction de ce dessin : la Chambre des comptes de Paris. On peut la voir avec beaucoup de soin au fond du dessin. Attardons-nous un petit peu sur cette institution et ce bâtiment.

Tout d’abord, la Chambre des comptes, ancêtre de notre Cour des comptes, avait été créée par Philippe Auguste pour contrôler et surveiller la tenue des comptes royaux. C’était donc une institution clef. Installée d’abord auprès du trésor royal gardé au Temple, elle fut ensuite déplacée dans le Parlement, dont elle devint une émanation. Ainsi, avec les siècles, elle se concentra sur le périmètre de la juridiction du Parlement de Paris.

Plusieurs decennies àprès l’incendie de 1450 dans l’enceinte du Palais, on confia la reconstruction du bâtiment hébergeant la Chambre des comptes, à un architecte italien, Giovanni Giocondo. Ainsi, entre 1504 et 1511, le nouvel édifice dans un style flamboyant Renaissance fut reconstruit. 

Pour y accéder, il fallait, comme pour la Sainte Chapelle, monter un grand escalier. Il était ici grandiose, comme on peut le constater sur la droite du monument.

Cet édifice brûla partiellement en 1737, avant de disparaître définitivement lors de la Commune de Paris.

 

La cour du Palais

Cette cour du Palais était comme on l’imagine un lieu de pouvoir. C’est ainsi qu’on peut la regarder avec son activité représentée par les personnages dessinés par Israël Silvestre.

On peut tout d’abord distinguer une chaise à porteur, transporté une personnalité importante du Parlement de Paris. Il y avait des soldats, dont d’eux n’hésitaient à alpaguer un mendiant installé au sol, au milieu de la place.

D’autres personnages se déplacent également à cheval, seuls ou en groupes.

 

Sources bibliographiques :

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