Saint Germain le Vieux

Saint Germain le Vieux était une petite église dépendante de Saint Germain des prés, en pleine île de la Cité.

 

Une église de l’île de la Cité, située à l’emplacement d’un ancien baptistère

Saint Germain le Vieux était installée à l’origine à la suite d’un des premiers baptistères de Paris, avant qu’il ne soit installé à proximité de Notre Dame

Ce baptistère était situé à proximité de la Seine, facilitant ainsi l’immersion dans le fleuve, comme cela se faisait aux premiers siècles de la France chrétienne.

 

La protection de Saint Germain des prés dans l’île de la Cité

Cette église fut donnée à l’abbaye de Saint Germain des prés pour lui permettre de mettre en sécurité ses reliques lors de l’invasion des Normands. Avant qu’elles ne repartent, on laissa dans l’église, un os du bras, permettant de dédier l’église à Saint Germain.

 

Enfin, l’église fut érigée en paroisse au début du XIIIe siècle. Son curé était nommé par l’abbé de Saint Germain des prés. Toutefois, ce droit fut rapidement cédé en 1368 à l’Université, en échange d’une chapelle proche du jardin de l’abbaye.

 

Pourquoi le Vieux ?

Paris comptait trois églises s’appelant Saint Germain :

  • Saint Germain l’Auxerrois, en référence à un saint évêque d’Auxerre,
  • Saint Germain des prés, rappelant le saint évêque de Paris,
  • Saint Germain le Vieux.

En réalité, les deux premières étaient plus anciennes. Aussi, Saint Germain le Vieux était plus récente, même si elle était sur les lieux d’un ancien baptistère. La référence à Saint Germain fut donné parce qu’elle était le refuge de Saint Germain des prés dans l’île de la Cité. Elle apporta un refuge aux reliques du saint pendant les invasions des normands au IXe siècle.

Selon l’abbé Lebeuf, historien de l’Eglise de Paris, cette qualification de Vieux est en fait une déformation d’un autre qualificatif. En effet, il pensait que cela vient d’évieux, signifiant près de la rivière.

 

Une église reconstruite progressivement aux XVe et XVIe siècle

A partir du XVe siècle, elle fut reconstruite progressivement.

Ainsi, l’autel fut béni en 1533.

En 1544 le curé fut autorisé à porter une bannière aux Processions, au même titre que les anciennes paroisses.

Enfin, le portail et le clocher furent finalisés en 1560.

 

Elle fut vendue en 1796 et démolie ensuite

 

Sources bibliographiques : 

  • Lebeuf, Jean. Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris. T3 1893.

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