Vue de l’île de Notre Dame par Israël Silvestre

Vue de l’île de Notre Dame par Israël Silvestre : belle représentation, prise de la Seine, en amont de Paris.

 

Au milieu du XVIIe siècle, le dessinateur officiel du roi, Israël Silvestre réalisa de nombreuses vues au sein de Paris. C’est dans ce cadre que s’inscrit cette vue de l’île de Notre Dame.

 

La composition de l’œuvre

Probablement prise sur l’île Louviers, sur la terre ferme ou sur un petit bateau, la vue présente une représentation large du paysage à cet endroit.

Sur la moitié gauche, c’est davantage le bout de l’île de la Cité qui se dévoile, avec Notre Dame dominant l’ensemble.

Juste à gauche de Notre Dame, on peut voir un clocher : il s’agit de Saint Denis du Pas, église réservée au Chapitre de la cathédrale, seul autorisé à se rendre dans cette partie de l’île, réservée au clergé.

Sur la moitié droite, on distingue l’île Saint Louis, avec principalement un bâtiment mis en valeur : l’Hôtel de Bretonvilliers. Il est surplombé un peu en hauteur par la nouvelle paroisse des lieux : Saint Louis en l’île.

 

L’île Notre Dame

Voici également le nom de l’ile Saint Louis ! En effet, il s’agissait, avant les travaux d’urbanisation de de deux îlots appartenant à Notre Dame de Paris.

Sous le règne de Louis XIII, on décida d’aménager l’île Notre Dame pour y construire des nouveaux hôtels. C’est à cette époque que furent construits l’enchainement magnifiques de façade des hôtels particuliers le long de la Seine, que ce soit sur les deux quais.

« Cette île en moins de temps, cesse d’être inutile et fait voir le beau plan de cent grands bâtiments » écrira Silvestre en légende de sa vue.

Paris grandissait alors et on avait besoin de place… surtout pour la belle classe.

Pour protéger les édifices, on avait surélevé les berges. Mais était ce suffisant pour les grandes crues ?

 

Le pont de la Tournelle

Arrêtons-nous quelques instants sur le pont que nous voyons relier la rive gauche à l’île Saint Louis. Il démarre sur la gauche de la proximité avec une tournelle, qui donnera son nom à l’ouvrage. Huit arches enjambent la Seine : l’édifice est alors en bois.

Rapidement, après la réalisation du dessin, le pont sera reconstruit en pierre cette fois. Au XVIIe siècle, on voulait traverser la Seine sur des supports solides.

 

Les personnages

Animant la vue, plusieurs barques croisent sur la Seine. Il s’agit probablement de passeurs. En effet, on peut voir à l’extrémité de chacune des hommes avec des grandes rames, chargés de faire traverser la Seine à des passants, tranquillement assis. La Seine était bien paisible !

Sur la droite, au niveau de la berge, on peut voir quatre personnes attendant leur tour pour rejoindre l’autre rive.

Ainsi, à Paris, au XVIIe siècle, pour circuler entre les deux côtés de la Seine, on pouvait passer sur des ponts, mais aussi faire appel à des bacs conduits par des passeurs.

 

Sources bibliographiques :

%d blogueurs aiment cette page :

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies, servant à mesurer l'audience de notre site, vous offrir des contenus personnalisés et des publicités adaptées. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer