La chronique scandaleuse de Paris par Henri Sauval

La chronique scandaleuse de Paris par Henri Sauval ou le traité des bordels : une histoire de la prostitution parisienne

 

Présente dans le manuscrit initial de Sauval, la chronique scandaleuse ne fut publiée qu’au XIXe siècle, en 1883.

En effet, lors de ses recherches sur Paris, Henri Sauval s’était aussi intéressé à la prostitution parisienne. Il avait obtenu différents documents qu’il avait comparés et commentés.

Toutefois, cette partie ne fut pas retenue par lors de la publication de l’Histoire de Paris qui fut publiée au XVIIIe siècle. Trop tendancieuse !

 

 

Le traité des bordels que Sauval lisait et prêtait

C’est sous ce terme qu’Henri Sauval rédigea ce fameux chapitre. Il en fit même plusieurs lectures, chez Renaudot, Ménage, César…

 

En plus de la lecture, qui frappait alors, Sauval n’hésitait pas à prêter son manuscrit autour de lui.

 

D’ailleurs, après la mort de Sauval, on conseilla à son aide, Rousseau de le détruire. Ce dernier ne suivit qu’un peu son conseil : il ne le publia pas. Le manuscrit initial fut vite perdu. Cependant, comme Sauval prétait facilement son traité, il exista plusieurs copies.

 

Un traité autorisé à la publication

A noter toutefois que le traité des bordels ne choqua pas les autorités. En effet, dés 1654, Henri Sauval obtint des pouvoirs publics le privilège pour son impression. Cependant, il fut déçu du montant qu’on voulait bien lui accorder : une pension de troisième classe. Il attendit alors, espérant une meilleure fortune.

 

Organisation de l’histoire des bordels

L’histoire des bordels d’Henri Sauval est organisée autour de deux parties. La première concerne les puissants et la cour : les galanteries des rois de France.

La seconde traitait de la prostitution. C’est cette dernière qui compose la chronique scandaleuse publiée en 1883.

 

Après avoir évoqué les relations scandaleuses entre de nombreux religieux et les femmes galantes, Henri Sauval revient sur la profession des prostituées. A une époque du Moyen Age, elles étaient même organisées en corporation, disposant de leur confrérie à l’église de la Madeleine. Toutefois, Sauval revient sur les différentes approches que la ville eut vis-à-vis de la prostitution comme cette protection mais aussi en la parquant, voire en l’expulsant.

Il évoqua également de nombreux cas d’affaires avec des viols et des enfants abandonnés aux abords des murs de la Ville.

 

Sources bibliographiques :

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