Les anciens accès pour le Louvre

Les anciens accès pour le Louvre, dangereux, étaient bloqués par les activités de la ville et les boutiques…

 

C’est au XIXe siècle, que le projet de faire rejoindre le Louvre au Palais des Tuileries fut abouti. Certes une aile avait été construite du côté de la Seine, mais celle que nous connaissons le long de la rue de Rivoli a été finalisée au début des années 1850.

Cette finalisation donne l’occasion à Edouard Fournier de décrire une histoire dans ces lieux transformés par les travaux, dans son Paris Démoli.

 

Des abords occupés par les échoppes

Tout d’abord, par le passé, l’espace entre Saint Germain l’Auxerrois et la colonnade du Louvre n’était pas dégagée comme elle est actuellement.

Il fallait en effet au XVIIe siècle se trouver un passage étroit. En effet, les lieux étaient encombrés par des échoppes de petits marchands mais aussi par le stockage de matériaux de construction utilisés pour les travaux du Louvre.

De ce fait, le quartier présentait des risques. En effet, il était possible le jour de tomber et la nuit de faire les frais d’une agression.

Que faire pour aménager cet espace ?

Ainsi, en l’an V, on tenta de faire partir ces marchands. Mais, ils tinrent bons, conservant leur emplacement. Dans une brochure, on avait écrit alors : « On a découvert au Louvre des passages, des colonnes, un niche dans laquelle j’attendais une statue. La place est déjà prise. Un échoppier, avec un coffre cadenassé, cloué, arrété sur tous sens, s’en est fait un piédestal, et bientôt on l’apercevra faisant la soupe dans sa niche. »

 

Le palais comptait bien sûr des cours internes. Louis XIV voulut réaliser une ouverture du côté de la colonnade, pour aider au passage. Toutefois, on le referma rapidement. En effet, dés qu’il fut ouvert, il permit à « une foule de gens mal intentionnés » de rentrer dans la cour.

Celle-ci facilitait leurs larcins. En effet, on y trouvait la aussi une multitude de petites masures et échoppes.

 

Les guichets de la Grande Galerie du Louvre

Construite sous Louis XIV, la grande galerie reliait le Louvre au palais des Tuileries du côté de la Seine. Il était possible de la traverser à trois endroits.

Le premier se situait à proximité du Louvre, faisant suite à la rue Fromenteau. Cette voie est aujourd’hui détruite et se situe dans l’espace occupé par la cour de la pyramide. Elle conduisait jusqu’au Palais Royal et était empruntée pour se rendre à l’Opéra de la rue de Richelieu. De ce fait, les soirs, de retour de spectacle, elle était couverte de voitures. Ce passage causa de nombreux accidents de circulation.

Le second se situait au bout de la rue Saint Thomas du Louvre. Enfin, le dernier était à l’aboutissement de la rue Niçaise. Toutefois, celui-ci peu large ne fut pas beaucoup utilisé.

 

Pour permettre davantage de circulation, en 1759, un triple passage fut ouvert, amputant les écuries et l’imprimerie. De cette manière, il fut alors possible de rejoindre la place du Carrousel au quai. Ce passage est encore existant, donnant au bout du pont du Carrousel.

A cette époque, on en profita pour donner une nouvelle entrée au piéton dans la Grande Galerie.

 

Sources bibliographiques

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