Les églises médiévales de la Ville

Les églises médiévales de la Ville, rive droite étaient totalement dédiées à la vie quotidienne des parisiens

 

Au Moyen Age, Paris était divisé entre trois parties :

  • La Cité, dans son île centre du pouvoir religieux et temporel
  • La Ville, cœur populaire de Paris, sur la rive droite,
  • L’Université, rive gauche, centre d’études et de formation théologique.

 

Dans ce contexte, les églises médiévales de la Ville étaient au centre de la vie quotidienne des parisiens. Elles s’adaptèrent au développement de Paris, en se retrouvant progressivement à l’intérieur des murailles de la Ville au fur et à mesure de leurs édifications.

 

Des églises qui remontent au IXe siècle

Le IXe siècle est marqué par les incursions normandes. Lors des remontées sur le fleuve,  les vikings vinrent menacer la ville en détruisant les églises. Aussi, peu surprenant que plusieurs églises médiévales trouvèrent leurs origines après la disparition de ces menaces.

C’est notamment le cas de Sainte Opportune.

 

Saint Thomas et Saint Nicolas du Louvre, plus éloignés du centre, furent fondés au XIIe siècle, à l’initiative de Robert d’Evreux, frère de Louis VII.

 

Les premières paroisses, au premier millénaire

Les premières églises de la rive droite à être élevées au rang de paroisse à Paris furent Saint Germain l’Auxerrois et Saint Gervais au VIe siècle. Vinrent ensuite, Saint Martin des champs au VIIe siècle, Saint Merri au Xe.

Les églises de la Cité, Saint Eloi et Saint Barthélémy avaient aussi du territoire rive droite.

Enfin, construite bien au-delà du mur de Philippe Auguste, la paroisse de Saint Laurent se retrouva lors de l’édification du mur de Charles V avec une enclave dans la ville.

En savoir plus sur les premières paroisses de Paris 

 

La transformation de chapelles en nouvelles paroisses à partir du XIIe siècle

Avec le développement de Paris, il devient nécessaire d’édifier de nouvelles paroisses. Cela se traduit par un démembrement des premières paroisses : c’est la seconde génération des paroisses parisiennes.

Ainsi, dans la ville cela se traduit par la création des paroisses suivantes sur le territoire de

Saint Germain l’Auxerrois 

Saint Martin des Champs 

Saint Eustache, Sainte Opportune, Saint Leufroy, Saint Thomas et Saint Nicolas du Louvre, Saint Honoré, Saint Jacques de l’Hôpital, Sainte Marie l’Egyptienne Saint Nicolas des champs, Saint Jacques de la Boucherie

 

 

On doit aussi citer les démembrements de Saint Gervais pour l’édification de Saint Jean en Grève.

Par ailleurs, les territoires dans la ville des paroisses à proximité firent l’objet de démembrement

Cité

Hors les murs

Saint Barthélémy Saint Eloi Saint Laurent
Saint Magloire Saint Paul des Champs Saint Josse

 

L’origine des saints vénérés dans les églises médiévales de la Ville

Dans plusieurs cas, le saint vénéré provient d’une région extérieure à Paris : Picardie, Normandie… Sous la menace des invasions, des reliques furent en effet apportées à Paris entre le VIIe et le IXe siècle. C’est à cette que leur culte arrive en ville : Sainte Opportune, Saint Leufroy de Normandie, Saint Magloire de Bretagne…

Saint Honoré était un saint d’Amiens mais dont le culte arriva à Paris au XIIIe siècle.

 

Des églises au cœur de la vie des parisiens

Certes, nombre d’entre elle étaient des paroisses. Toutefois, dans la plupart des cas, elles accueillaient également des confréries des métiers.

Ces métiers participaient d’ailleurs à la décoration de ces églises. On peut citer notamment les drapiers qui se chargèrent de vitraux à Sainte Marie l’Egyptienne.

Les orfèvres disposaient dans la ville de leur propre chapelle pour installer leur confrérie : Saint Eloi des orfèvres. Saint Julien des Ménétriers était celle des troubadours.

A noter qu’il existait aussi à Paris des confréries pieuses, non liées à des métiers : Les pèlerins de Notre Dame de Montferrat au Saint Sépulcre, Notre Dame de Montserrat à Saint Magloire

A proximité des églises médiévales de la Ville, au XIVe siècle notamment, des reclus s’étaient installés. Ces prisonniers volontaires vivaient de la génération des passants, dédiant leur temps à la prière et la privation. C’est notamment le cas à côté de Sainte Opportune mais aussi Sainte Marie l’Egyptienne.

L’église du Saint Sépulcre avait une place à part : elle servait à inhumer les prêtres des églises parisiennes.

 

La destruction des églises médiévales de la Ville

La première église détruite était Saint Leufroy. En 1684, elle laissa alors la place pour permettre l’agrandissement du Châtelet situé à ses côtés.

En 1739, Saint Thomas du Louvre vit sa voûte s’affaisser. L’église fut remplacée l’année suivante par Saint Louis du Louvre en 1740. Saint Nicolas du Louvre fut détruit dans cette même opération.

L’église des Saints Innocents fut détruite également en même que le cimetière à la veille de la Révolution

La majeure partie des églises médiévales de la Ville furent détruites suite à la Révolution : Sainte Opportune, Saint Honoré, Sainte Marie l’Egyptienne, Saint Eloi des orfèvresSaint Sépulcre, Saint Julien des Ménétriers, Saint Magloire, Saint Jacques de la BoucherieSaint Josse, Saint Paul des champs.

 

Saint Jacques de l’Hôpital fut elle détruite au début du XIXe siècle pour permettre la construction d’un passage. A cette même période, on utilisa la place de Saint Jean en grève pour agrandir l’Hôtel de Ville.

 

En savoir plus sur les églises disparues

 

Sources bibliographiques :

  •  Lebeuf, Jean. Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris. 1893.

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